Depuis juillet 2025, grâce au financement de nos partenaires SAM global, Sahel Life et Coworkers, nous avons commencé les travaux d’agrandissement de l’ISTEM (Institut supérieur de théologie de Maroua), projet appelé « Berger+ ».
À ce jour, nous avons pu réaliser un forage de plus de 40 mètres de profondeur et construire une tour pouvant accueillir trois réservoirs d’eau de 3000 litres. Une pompe submersible a été installée et raccordée à l’électricité.
Nous avons également construit deux logements pour le personnel, chacun comprenant trois chambres, un salon, une cuisine et une douche. Leurs dimensions sont de 13,5 x 12 m. Les travaux de toiture et les finitions telles que le crépissage, la pose de barreaux, de portes et de fenêtres ont commencé et on peut estimer que l’avancement global des travaux en est à plus de 80 %.


Afin de sécuriser les installations, un mur d’enceinte en deux parties a été érigé. Le côté où se trouvent les logements du personnel est presque terminé et n’attend plus que les travaux de finition (crépi et portail), tandis que le deuxième côté, où doivent être construits les logements étudiants, est achevé à environ 45 %.
Ces projets de construction permettront d’améliorer la capacité et la qualité des logements du personnel et des étudiants. Jusqu’à présent, il n’existait qu’une seule maison, celle du directeur, qui a dû être abandonnée pour insalubrité. Les autres employés vivaient dans des maisons délabrées qui n’avaient jamais été destinées à l’habitation. Le nombre croissant d’étudiants (plus de 60 familles) pourra être pris en charge tant en termes de quantité que de qualité des logements. Actuellement, chaque famille vit dans une seule pièce, ce qui signifie une grande surpopulation. Les étudiants seront mieux logés dans les nouveaux dortoirs légèrement plus grands, construits avec des matériaux durables.
La prochaine étape consiste à construire des résidences universitaires, dont le coût est estimé à 10 000 000 CFA (environ 14 300 CHF/EUR) par bloc, comprenant deux résidences. L’espace prévu à cet effet peut nous permettre de construire au moins 10 blocs de résidences comprenant chacun deux logements.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous nos partenaires pour leur soutien financier et nous vous demandons à tous de prier pour la suite de ce projet.
Vincent H.
TANT DE BÉNÉDICTIONS !
Dès son plus jeune âge, Ayouba était passionné de photographie et de cinéma, et montait des clips vidéo. Membre de l’équipe de Sanda, il se déplaçait régulièrement pour des tournages. C’est là que ses talents ont été découverts et il a ensuite suivi une formation en médias à Yaoundé. SAM global a pris en charge les frais de formation, mais il a dû subvenir en grande partie lui-même aux besoins de sa jeune famille. Il a donc accepté des missions dans le domaine des médias et a souvent travaillé des nuits entières. Malgré cela, il avait encore des dettes après sa formation.
C’est à cette époque que la traduction en fulfulde des films Al Massira a été achevée. On lui a demandé de synchroniser les 13 films d’une durée d’environ 40 minutes chacun. Il a maîtrisé cette tâche titanesque avec beaucoup d’engagement et de savoir-faire : trouver des narrateurs, créer des enregistrements synchronisés avec les lèvres, tout adapter aux films. Le résultat est impressionnant et on sent que ces films ont été réalisés par des personnes convaincues.

Ayouba répète à qui veut bien l’entendre : « Al Massira a été pour moi une bénédiction à plusieurs égards : grâce à cet important contrat rémunéré, j’ai pu rembourser mes dettes après ma formation. Pour moi, c’était un signe de Dieu qui prend soin de Son peuple. De plus, j’ai pu mettre en pratique ce que j’avais appris et acquérir une expérience précieuse. Outre l’école pour la proclamation de la Bonne Nouvelle que j’avais fréquentée, Al Massira a été mon « école biblique ». C’est là que j’ai vraiment compris qui est Jésus et pourquoi Il a dû mourir pour nous. Al Massira montre si bien l’amour de Dieu et Son plan de Salut. »
Ayouba est également formateurs dans le cadre d’enseignements où des chrétiens apprennent à utiliser le matériel Al Massira. L’équipe camerounaise d’Al Massira soutient également le travail dans les pays voisins. C’est pourquoi, en novembre 2025, Ayouba m’a accompagnée avec deux formateurs tchadiens dans la région de Guerra, au centre du Tchad. Ce fut un voyage intéressant et un cours encourageant avec 72 participants motivés. Ayouba a donné plusieurs cours et, avec son calme et sa prévenance, a beaucoup contribué au succès de la formation.

De retour à Maroua, Ayouba se consacre à nouveau davantage à la formation d’autres jeunes dans le domaine des médias et au dernier projet en date : E-media du Sahel, une émission de radio chrétienne.
Hanna W.
EXPLOITER SES TALENTS
Lors d’une réunion stratégique avec le comité exécutif de l’UEEC il y a environ trois ans, il est apparu clairement que la direction de l’église souhaitait soutenir davantage les projets socio-économiques. Concrètement, elle désire encourager des entrepreneurs compétents afin que les chrétiens soient davantage reconnus dans la société, qu’ils soient placés en position de leaders et que de nouveaux emplois soient créés. C’est ainsi qu’est né le projet visant à promouvoir les activités génératrices de revenus à Djarengol. Une trentaine d’entrepreneurs, pour la plupart jeunes, se réunissent régulièrement pour échanger, suivre des formations ou mener des activités communes. Ils se sont donné le nom de « jeunes talents » et peuvent soumettre un projet pour lequel ils peuvent obtenir un crédit (jusqu’à environ 300 CHF). L’objectif est de renforcer et de développer l’entreprise.
Un deuxième groupe s’est formé au nord de Maroua. Lui aussi souhaite disposer d’un fonds de projet afin de pouvoir accorder des crédits remboursables.
Luc H. n’est pas seulement responsable des groupes, mais aussi coordinateur du département Développement de l’église. À ce titre, il souhaite créer des groupes de « jeunes talents » dans d’autres villes. Voici deux brefs portraits de participants :
« Je m’appelle Judicael R. J’ai 25 ans et je fais partie de l’UEEC de Djarengol-Kodek. Je suis motivé à faire partie de ce groupe parce que j’apprends à gérer mon argent. Les encouragements mutuels sont précieux et l’échange d’expériences m’aide à progresser. Avant, je n’avais aucune expérience, je n’avançais donc pas rapidement, mais depuis que je fais partie de ce groupe, mon entreprise s’est développée. Je n’ai plus seulement deux chèvres, mais quatre ou cinq. Outre l’élevage, je pratique également l’agriculture, principalement la culture des haricots. »

« Je m’appelle Etienne A. et je fais également partie des jeunes talents de Djarengol-Kodek. J’apprécie moi aussi beaucoup les cours sur la bonne gestion d’entreprise et la gestion financière, ainsi que l’échange d’expériences.
Grâce au crédit obtenu, j’ai pu acheter de nouveaux équipements pour mon atelier, par exemple une tronçonneuse et un appareil de soudure à l’arc. Depuis, mon entreprise s’est développée.

BRÈVES NOUVELLES
Travail médical
Outre le travail quotidien dans les centres de santé avec les patients, les femmes et les enfants, il y a régulièrement des événements spéciaux. Moussa S. étant également président de l’association professionnelle camerounaise des infirmiers, une grande réunion a eu lieu à Maroua pour accueillir de nouveaux membres et remettre des distinctions. Début décembre, le comité du travail médico-diaconal des églises protestantes du Cameroun se réunira à Maroua, avec l’OM (Œuvre Médicale de l’UEEC) comme hôte. Fin décembre/début janvier, les travaux de clôture de l’exercice financier seront à nouveau à l’ordre du jour, qui serviront de base à la planification de la nouvelle année.
Hanna W.
Plus forts ensemble
Nous sommes heureux de compter 48 groupes dans le projet pour les veuves (Femmes d’Espoir). Douze veuves se réunissent chaque semaine pour étudier la Parole de Dieu, échanger et prier. Ensuite, elles discutent de questions financières. Chaque femme apporte une petite somme d’argent et peut obtenir un microcrédit équivalent au triple de cette somme. Au préalable, elle explique ce qu’elle compte faire avec cet argent, comment et dans quels délais elle le remboursera. Le groupe fixe le taux d’intérêt. À la fin de l’année, la caisse est vidée et les économies sont versées en fonction de la part de chacune. Au début de la nouvelle année, le cycle d’épargne recommence. Certains groupes laissent une somme d’argent dans la caisse afin de pouvoir accorder des microcrédits sans interruption. Lors de la prochaine formation en janvier, les groupes apprendront comment les femmes peuvent s’associer et lancer ensemble un projet de plus grande envergure. Adèle et Christine doivent chacune choisir trois femmes qui formeront une sorte de comité local et décideront pour la région de la suite à donner (quels projets doivent être entrepris, quelles formations sont nécessaires, etc.) Plus d’informations à ce sujet dans les prochaines news.

Élections présidentielles
Les élections présidentielles ont eu lieu en octobre. La tension était palpable dès avant le scrutin. La population craignait les conséquences. Deux jours plus tard, un candidat s’est déclaré vainqueur. Les résultats officiels n’ont été annoncés que deux semaines plus tard par la commission électorale : Paul Biya, 92 ans, président sortant en poste depuis longtemps, a été réélu. Des manifestations violentes avaient déjà éclaté auparavant. À Douala notamment, de nombreux dégâts ont été causés, des pillages ont eu lieu et des personnes ont trouvé la mort. De nombreuses arrestations ont été effectuées. La situation ne s’est calmée que progressivement, mais dans les coulisses, la tension reste vive.
Engagements courts et visites
À la mi-décembre, je repartirai pour près de trois mois au Cameroun. En janvier, les Suissesses du projet pour les veuves viendront également pour deux semaines. Ensuite, Andreas Zurbrügg rendra visite aux projets soutenus par SAM global.
Helen M.
Un grand merci pour votre intérêt et votre soutien !
Andreas Zurbrügg, responsable de pays




